En bref

Google Merchant Center stocke les données produit que Google utilise pour Shopping, Performance Max, les fiches gratuites et ses expériences d’achat assistées par IA. Un compte bien configuré et un flux propre, sans erreurs ni produits refusés, conditionnent la visibilité de tout votre catalogue chez Google.

Google Merchant Center est l’outil gratuit dans lequel un marchand déclare son catalogue à Google. Chaque titre, prix, image ou statut de stock que Google affiche dans Shopping, dans une campagne Performance Max ou dans un résultat de l’AI Mode provient, pour l’essentiel, de ce compte. Quand le flux est incomplet, les produits disparaissent sans bruit. Quand il est précis, Google dispose de la matière pour les montrer à la bonne requête.

Ce guide s’adresse aux équipes e-commerce, acquisition et catalogue qui gèrent un compte au quotidien, de la configuration au diagnostic des produits refusés.

Qu’est-ce que Google Merchant Center ?

Merchant Center est une console Google qui reçoit, contrôle et diffuse vos données produit. Vous y envoyez une liste d’articles avec leurs attributs (identifiant, titre, prix, disponibilité, image, GTIN, etc.). Google vérifie que chaque article respecte sa spécification et ses règles, puis le rend éligible aux différents emplacements de Google : onglet Shopping, Search, Images, YouTube, Gmail, Discover et Google Maps pour les produits en magasin.

L’outil ne crée pas de campagnes. Il sert de base de données de référence que Google Ads vient lire. Le compte porte aussi des informations d’entreprise qui comptent autant que le flux : site vérifié, politique de retour, conditions de livraison, coordonnées. Google s’en sert pour juger si un marchand est fiable.

Dans les équipes, GMC (l’abréviation courante) se trouve entre trois métiers : l’IT ou l’agence produit le flux, le traffic manager l’exploite dans Google Ads, l’équipe catalogue détient la donnée. Une erreur visible dans Merchant Center se corrige donc le plus souvent dans le PIM ou le CMS.

Ce que Merchant Center alimente

Un même catalogue sert plusieurs canaux. C’est la raison principale de soigner son flux, au-delà de la seule campagne Shopping.

Shopping Ads et Performance Max

Les campagnes Shopping standard et Performance Max tirent leurs annonces produit du compte Merchant Center associé. Google choisit le produit à afficher et rédige une partie de l’annonce à partir du titre, de l’image, du prix et des attributs. Les custom_label_0 à custom_label_4 servent à segmenter le catalogue dans les groupes de fiches (marge, saisonnalité, meilleures ventes) sans toucher au titre.

Fiches gratuites

Depuis 2020, Google affiche aussi des fiches produit non payantes dans l’onglet Shopping et dans d’autres résultats. Il suffit d’activer le programme dans Merchant Center : aucune enchère, aucun budget. La qualité des données décide seule de la présence du produit.

Inventaire en magasin

Pour un retailer avec des points de vente, Merchant Center accepte des données de stock local qui alimentent les annonces et les fiches gratuites d’inventaire en magasin. Il faut relier le compte à une fiche d’établissement Google et envoyer un flux d’inventaire par magasin. Les déploiements échouent souvent sur la correspondance des identifiants de magasin, un point que nous détaillons dans notre article sur les erreurs des Local Inventory Ads.

AI Overviews, AI Mode et Shopping Graph

Google construit son Shopping Graph à partir de plusieurs sources, dont les données Merchant Center. Ce graphe alimente les résultats produit qui apparaissent dans les AI Overviews et dans l’AI Mode quand un utilisateur formule une intention d’achat. Google a ajouté en 2026 des attributs conversationnels dans Merchant Center (questions et réponses, produits liés, documents) pour aider ces systèmes à comprendre un produit en langage naturel.

ChatGPT et les assistants tiers

Les assistants conversationnels ne lisent pas votre compte Merchant Center. Ils s’appuient en revanche sur des données produit publiques, et une partie des produits recommandés par ChatGPT se retrouve aussi dans Google Shopping, comme l’analyse notre étude sur le carrousel produit de ChatGPT. OpenAI accepte par ailleurs des flux produits soumis directement par les marchands. Un flux structuré pour Merchant Center se réutilise donc en grande partie pour ces nouveaux canaux.

Créer et configurer un compte Merchant Center

La création prend moins d’une heure. La configuration complète, celle qui évite les suspensions, demande plus d’attention.

  1. Créer le compte. Rendez-vous sur merchants.google.com avec une adresse Google professionnelle partagée par l’équipe, plutôt qu’un compte personnel.
  2. Renseigner l’entreprise. Nom commercial, adresse, numéro de téléphone et e-mail du service client. Ces informations doivent correspondre à celles visibles sur votre site.
  3. Valider et revendiquer le site. Google demande de prouver que vous possédez le domaine (Search Console, balise HTML, Google Analytics ou Google Tag Manager), puis de le revendiquer. Un site non revendiqué bloque la diffusion.
  4. Configurer livraison et retours. Délais, tarifs, zones et politique de retour se déclarent dans les paramètres du compte. Ils peuvent aussi passer par l’attribut shipping, mais une configuration au niveau du compte est plus simple à maintenir.
  5. Ajouter une source de données. Voir la section suivante.
  6. Associer Google Ads et activer les programmes. Liez le compte Google Ads, activez les fiches gratuites et, le cas échéant, l’inventaire en magasin.

Pour un groupe multi-marques ou multi-pays, un compte multiclient (MCA) permet de piloter plusieurs sous-comptes depuis un accès unique. En Europe, les annonces Shopping passent par un service de comparaison de prix (CSS). Google Shopping en est un par défaut, d’autres existent, et le choix a des effets sur le coût des clics. Nous l’expliquons dans notre article sur les CSS.

Flux produit et sources de données

Dans Merchant Center Next, Google parle de sources de données plutôt que de flux. Le principe reste le même : une source fournit des produits ou complète des attributs.

Les modes d’envoi

  • Fichier planifié : un fichier TSV, TXT ou XML hébergé sur votre serveur, que Google récupère à intervalle régulier. C’est le cas le plus courant.
  • Google Sheets : pratique pour un petit catalogue ou un test, fragile au-delà de quelques centaines de produits.
  • Intégrations CMS : Shopify, WooCommerce, PrestaShop, Magento et d’autres plateformes proposent un connecteur natif ou une application.
  • API : la Merchant API permet des mises à jour quasi temps réel. Elle remplace la Content API for Shopping, arrêtée le 18 août 2026 : depuis le 1er septembre 2026, les appels à l’ancienne API échouent par intermittence sans extension accordée par Google. Si votre intégration repose encore dessus, migrez en priorité et vérifiez le calendrier dans la documentation Google.

Sources principales et secondaires

La source principale crée les produits. Une source secondaire (ou supplémentaire) ne fait que compléter ou remplacer des attributs pour des produits existants, avec une jointure sur l’id. C’est la méthode propre pour ajouter des custom_label, corriger des GTIN ou enrichir des titres sans modifier l’export du CMS.

Les règles de Merchant Center transforment aussi les données à l’import (concaténer des champs, remplacer une valeur). Elles dépannent vite, mais deviennent difficiles à auditer quand elles s’accumulent. Au-delà d’une dizaine de règles, un outil d’optimisation de flux produits comme Feed Enrich garde une trace lisible de chaque transformation et enrichit titres et attributs sans toucher au flux source.

Les attributs : obligatoires, conditionnels et recommandés

La spécification des données produit de Google compte plusieurs dizaines d’attributs. Une partie est obligatoire pour être éligible, une autre dépend de la catégorie ou du pays, le reste améliore la pertinence des annonces.

AttributStatutÀ retenir
idObligatoireUnique et stable dans le temps. Le changer efface l’historique de performance du produit.
titleObligatoire150 caractères maximum. Les premiers mots pèsent le plus : marque, type de produit, attributs clés.
descriptionObligatoire5 000 caractères maximum. Texte descriptif sans promotion ni lien.
linkObligatoireURL de la page produit, sur le domaine revendiqué.
image_linkObligatoireImage principale nette, sans texte promotionnel ni filigrane.
priceObligatoireIdentique au prix affiché sur la page, devise incluse.
availabilityObligatoirein_stock, out_of_stock, preorder ou backorder, aligné sur le site.
brandObligatoire (produits neufs)Pour les produits qui ont une marque, sauf films, livres et musique.
gtinObligatoire si le produit en a unCode EAN ou UPC fourni par le fabricant.
mpnConditionnelRéférence fabricant, à fournir quand le produit n’a pas de GTIN.
conditionConditionnelObligatoire pour les produits d’occasion ou reconditionnés.
color, size, gender, age_groupConditionnelObligatoires pour l’habillement dans plusieurs pays, dont la France.
item_group_idConditionnelObligatoire pour les variantes dans les catégories concernées.
google_product_categoryRecommandéGoogle l’attribue automatiquement, mais une valeur précise évite les erreurs de classement.
product_typeRecommandéVotre arborescence interne. Très utile pour structurer les campagnes.
additional_image_link, lifestyle_image_linkRecommandéVues supplémentaires et mises en situation.
sale_priceRecommandéPrix promotionnel, avec dates de validité si besoin.
product_highlight, product_detailRecommandéPoints forts et caractéristiques techniques, lus par Google pour comprendre le produit.
custom_label_0 à 4RecommandéSegmentation interne pour les campagnes, invisible pour l’acheteur.

Un produit éligible peut rester peu visible. Les attributs recommandés donnent à Google de quoi rapprocher le produit de requêtes précises. Notre article sur l’impact des attributs sur les campagnes Shopping détaille ce lien.

Les attributs conversationnels

Au Google Marketing Live de mai 2026, Google a ajouté six attributs optionnels à la spécification Merchant Center. Ils servent à l’AI Mode, à Gemini et au Business Agent, qui doivent répondre à des questions d’achat formulées en langage naturel (« une bouilloire à température réglable, et le filtre qui va avec »). Ces champs sont disponibles dans tous les pays.

Deux points cadrent le sujet. Les fournir n’a aucune incidence sur l’approbation des produits : un attribut conversationnel mal formaté ne fait pas refuser un SKU, il devient inutilisable. Google ne documente pas non plus d’effet sur le classement Shopping. Ces champs apportent des faits que les systèmes d’IA peuvent lire, citer et comparer. Google recommande de les envoyer dans une source secondaire, jointe sur l’id, pour que le flux principal (prix, stock, titre) reste intact.

AttributRôleLimites principales
question_and_answerQuestions fréquentes attachées au produit30 paires, 1 000 caractères par question et par réponse, 10 000 au total
related_productRelations typées : pièce indispensable, accessoire, substitut, même gamme, souvent acheté avec, autre marque30 relations, identifiées par id ou gtin
document_linkNotices, manuels, fiches techniques en PDF5 PDF de 50 Mo maximum, publics et accessibles à Googlebot
item_group_titleNom de la famille de variantes150 caractères, même valeur pour tout le groupe
variant_optionAxes qui distinguent une varianteMêmes axes pour toutes les variantes d’un groupe
popularity_rankPercentile de popularité interne, de 0 à 100Calculé sur vos ventes, sans lien avec les avis clients

Les règles à respecter

Une information déjà présente dans description, product_highlight ou product_detail ne se recopie pas dans ces champs. Chaque attribut garde son rôle : les highlights résument les bénéfices en phrases courtes (150 caractères chacune), product_detail structure les caractéristiques techniques par section, attribut et valeur, et question_and_answer traite les questions réelles des acheteurs. Si une FAQ figure déjà dans un PDF envoyé via document_link, ne la renvoyez pas en question_and_answer : Google indique extraire les questions des documents.

Les réponses restent factuelles. Google exclut des Q&R les prix, les dates, les promotions, les délais, le nom de l’entreprise et les listes de termes de recherche. Il demande aussi des questions variées (usage, entretien, contenu du colis, compatibilité) plutôt que cinq reformulations du même argument. Côté variantes, continuez à envoyer color, size ou material : variant_option les complète pour l’IA sans les remplacer.

Un exemple par famille de champs

  • Questions et réponses, pour une bouilloire : « Combien de temps dure le maintien au chaud ? » suivi de « Jusqu’à 15 minutes à la température choisie. »
  • Relations catalogue, pour une cafetière : required_part:id:FILTRE-01,accessory:gtin:811571013579.
  • Documents, pour un meuble à monter : https://example.com/notice-montage.pdf, une URL stable et sans connexion requise.
  • Variantes, pour un t-shirt : item_group_title à « T-shirt coton bio homme », variant_option à couleur:noir,taille:M.
  • Popularité : 95.5 pour une meilleure vente, 12.3 pour une référence de fond de catalogue. Un percentile honnête, recalculé régulièrement, vaut mieux qu’un 99 partout.

Par où commencer

Traitez d’abord le haut du catalogue, les 5 à 10 % de références qui portent le trafic ou la marge. Rédigez les Q&R à partir des fiches, du service client et des notices. Typez ensuite les relations là où votre merchandising existe déjà, puis ajoutez les PDF pour l’électroménager, le bricolage ou le meuble. item_group_title et variant_option viennent après, sur la mode et l’électronique, et popularity_rank en dernier, calculé plutôt que saisi produit par produit. Notre article dédié aux attributs conversationnels détaille la spécification champ par champ, et notre guide de l’attribut product_highlight précise ce qui sépare highlights et caractéristiques techniques.

Images et visuels

L’image est souvent le premier élément qu’un acheteur voit d’une annonce Shopping, avant le titre. Elle pèse sur le CTR, et Google la contrôle de près : une image non conforme suffit à faire refuser un produit.

Image principale : ce que Google demande

image_link désigne l’image principale. Google exige aujourd’hui au moins 100 × 100 pixels (250 × 250 pour l’habillement), un seuil qui passe à 500 × 500 pixels pour tous les produits à partir du 31 janvier 2027 ; une image sous le minimum n’est pas refusée, mais elle n’est pas affichée. Google accepte jusqu’à 64 mégapixels et 16 Mo, en JPEG, PNG, WebP, TIFF, BMP ou GIF non animé. Visez 1 500 × 1 500 pixels pour le zoom, un fond blanc ou transparent, et un produit qui occupe 75 à 90 % du cadre.

Les motifs de refus les plus fréquents :

  • un texte promotionnel en surimpression (« -50 % », « livraison offerte ») : la promotion passe par sale_price ;
  • un filigrane ou un logo de distributeur ;
  • une bordure ou un collage ;
  • une image de remplacement (« photo bientôt disponible ») ou un visuel générique ;
  • une image qui ne montre pas le produit vendu, par exemple une autre couleur que la variante du flux ;
  • une URL que le robot de Google ne peut pas récupérer.

Les trois champs image

AttributUsageRègle clé
image_linkImage principaleProduit seul, fond neutre, aucun texte ajouté
additional_image_linkJusqu’à 10 vues supplémentairesAngles, détails de matière, produit porté ou en usage
lifestyle_image_linkMise en situationLe produit reste reconnaissable et fidèle

Le canapé dans un salon ou la veste portée en extérieur vont dans lifestyle_image_link : l’image principale reste propre, et l’acheteur voit le produit sous tous ses angles.

Images, CTR et recherche visuelle

Dans une grille Shopping, plusieurs produits proches s’affichent côte à côte : une image nette et bien cadrée aide le vôtre à être choisi. La découverte passe aussi par Google Lens, où l’acheteur part d’une photo, et par l’AI Mode. Des visuels variés et fidèles donnent à Google plus de matière pour rapprocher votre produit de ces recherches. Les moteurs de réponse citent pourtant surtout du texte, comme le montre notre analyse sur la place du texte dans les citations des IA : chaque visuel gagne à être accompagné d’attributs complets dans le flux.

Améliorations automatiques et Product Studio

Merchant Center peut corriger automatiquement certaines images, par exemple en retirant une surimpression promotionnelle détectée. Contrôlez le résultat sur vos meilleures ventes. Product Studio supprime ou remplace les arrière-plans, génère des mises en scène et augmente la résolution. Ses fonctions varient selon les pays : vérifiez ce que votre compte propose avant de bâtir un processus dessus.

Visuels générés par IA : rester fidèle au produit

Générer un décor autour du produit est admis. Modifier le produit lui-même (couleur, forme, matière, accessoires inclus) expose à un refus et à des retours, puisque l’acheteur reçoit autre chose que ce qu’il a vu. Google demande aussi de conserver les métadonnées IPTC des images générées par IA, comme TrainedAlgorithmicMedia. En Europe, l’article 50 de l’AI Act impose depuis le 2 août 2026 un marquage détectable des visuels générés, avec un sursis au 2 décembre 2026 pour les outils déjà sur le marché. La retouche standard (détourage, upscale, correction colorimétrique) reste hors champ. Notre article sur l’AI Act et les visuels e-commerce générés par IA détaille ces obligations, et notre guide images, vidéos et conformité IA reprend les règles Merchant Center.

Générer des visuels lifestyle depuis le catalogue

Peu de catalogues disposent d’une photo de mise en situation pour chaque référence. Feed Enrich, l’outil d’optimisation de flux produits de Dataïads, part des images déjà présentes dans le flux : détourage, recadrage aux formats natifs de chaque canal, décors lifestyle générés, packshots éditorialisés. Ces visuels sont publiés avec les titres et attributs enrichis dans un flux secondaire, sans toucher au flux source.

Diagnostic : erreurs, avertissements et produits refusés

L’onglet de diagnostic (« Produits » puis « Nécessitent votre attention » dans Merchant Center Next) classe les problèmes en trois niveaux.

  • Problèmes au niveau du compte. Ils touchent tout le catalogue. Le plus grave est la suspension pour présentation trompeuse (misrepresentation), souvent liée à des coordonnées absentes, une politique de retour introuvable ou des informations incohérentes entre le site et le compte.
  • Produits refusés. Le produit ne diffuse plus du tout, sur un ou plusieurs pays ou programmes. Une erreur de prix, un lien cassé ou une violation de règle suffit.
  • Avertissements. Le produit reste en ligne, mais sa performance est limitée. Un GTIN manquant ou une image de faible qualité entrent dans cette catégorie.

Chaque problème indique le nombre de produits concernés, l’attribut en cause et, la plupart du temps, un lien vers la règle Google. Exportez la liste, triez par volume de produits ou par chiffre d’affaires, et traitez d’abord ce qui bloque les meilleures ventes.

Corriger les produits refusés les plus fréquents

La correction se fait presque toujours à la source (CMS, PIM, export) puis dans Merchant Center. Corriger dans Merchant Center seul, via une règle, masque le symptôme jusqu’au prochain changement de catalogue.

Prix ou disponibilité non concordants

Google compare le flux à la page produit. Un écart de prix, une promotion présente sur le site mais pas dans le flux, ou un produit indiqué en stock alors qu’il est épuisé provoquent un refus. Les causes habituelles : un flux mis à jour une fois par jour alors que les prix changent plus souvent, une devise ou une TVA différente, une page qui affiche le prix d’une autre variante par défaut. Augmentez la fréquence d’envoi, alignez les balises de données structurées de la page sur le flux et activez les mises à jour automatiques des articles, qui laissent Google corriger temporairement prix et stock à partir du site.

GTIN manquant ou incorrect

Un GTIN absent limite la diffusion d’un produit de marque. Un GTIN invalide ou attribué à un autre produit déclenche une erreur. Récupérez les codes auprès des fabricants ou dans votre PIM, vérifiez la clé de contrôle, et utilisez identifier_exists à no uniquement pour les produits qui n’ont pas de code (fabrication artisanale, marque propre sans GTIN).

Images refusées

Les motifs les plus fréquents : image trop petite (Google demande au moins 100 × 100 pixels, 250 × 250 pour l’habillement), texte promotionnel ou logo ajouté sur l’image, image générique, URL inaccessible pour le robot de Google. Servez une image principale sur fond neutre et placez les visuels de mise en scène dans lifestyle_image_link. La section Images et visuels plus haut détaille les règles.

Page de destination indisponible

Une URL en erreur 404, une redirection vers la page d’accueil, une page bloquée par le fichier robots.txt ou réservée aux utilisateurs connectés : Google ne peut pas vérifier le produit et le refuse. Autorisez les robots Googlebot et Storebot-Google, et retirez du flux les produits supprimés du site.

Livraison manquante

Dans de nombreux pays, Google exige des frais de livraison pour chaque produit. Une règle de livraison incomplète (une zone ou un poids non couvert) suffit à refuser une partie du catalogue.

Violations des règles Google

Certains produits relèvent de catégories réglementées : santé, produits dangereux, alcool, contenus pour adultes. D’autres sont refusés pour des affirmations non vérifiables dans le titre ou la description. Lisez la règle citée, corrigez ce qui peut l’être, puis demandez un nouvel examen depuis le diagnostic si vous estimez le refus injustifié.

Après correction, le produit est réexaminé au prochain traitement de la source. Un nouvel examen manuel prend en général quelques jours ouvrés. Pour une méthode de priorisation plus détaillée, consultez notre guide pour corriger les erreurs de flux Shopping.

Merchant Center Next et les fonctions d’IA

Google a déployé progressivement depuis 2023 une nouvelle interface, Merchant Center Next, devenue la version standard. Les changements visibles :

  • une navigation simplifiée, centrée sur les produits, les performances et l’état du compte ;
  • les « flux » renommés en « sources de données » ;
  • la création possible de produits à partir du site, sans fichier ;
  • un tableau des produits qui nécessitent une action, regroupés par problème.

Google y intègre aussi des fonctions d’IA générative. Product Studio aide à produire des visuels : suppression ou remplacement d’arrière-plan, mises en scène, amélioration de la résolution. Les fonctions disponibles varient selon les pays et évoluent souvent. Vérifiez leur présence dans votre compte avant de les intégrer à un processus. Les images générées doivent toujours respecter les règles produit : un visuel qui modifie l’apparence réelle du produit expose à un refus.

Checklist Merchant Center

Avant de chercher des gains de performance, vérifiez que le socle tient.

  • Site vérifié et revendiqué, coordonnées identiques sur le site et dans le compte.
  • Politique de retour et règles de livraison configurées pour chaque pays ciblé.
  • id stables, jamais recyclés d’un produit à un autre.
  • Prix et disponibilité alignés avec la page produit, fréquence d’envoi adaptée au rythme des changements.
  • GTIN renseignés pour tous les produits de marque.
  • Image principale propre, images additionnelles et de mise en situation renseignées.
  • Titres structurés avec la marque, le type de produit et les attributs qui comptent pour l’acheteur.
  • google_product_category, product_type et attributs d’habillement complets.
  • custom_label définis pour piloter les campagnes par marge, saison ou performance.
  • Fiches gratuites activées, inventaire en magasin connecté si vous avez des points de vente.
  • Diagnostic contrôlé chaque semaine, avec une personne responsable de la correction.

Si vous voulez savoir où se situe votre catalogue sur cette liste, demandez un audit gratuit de votre flux produits. Nous analysons vos attributs, vos erreurs et vos produits refusés, et vous indiquons les corrections prioritaires.

FAQ

Qu’est-ce que Google Merchant Center ?

C’est l’outil gratuit de Google dans lequel un marchand envoie et gère les données de son catalogue. Google utilise ces données pour afficher vos produits dans Shopping, Performance Max, les fiches gratuites, Google Maps et ses résultats produit assistés par IA.

Google Merchant Center est-il gratuit ?

Oui. L’ouverture du compte, l’envoi des produits et la présence dans les fiches gratuites ne coûtent rien. Seules les campagnes Google Ads qui utilisent ces produits sont payantes.

Pourquoi mes produits sont-ils refusés dans Merchant Center ?

Les causes les plus fréquentes sont un prix ou un stock différent de la page produit, une image non conforme, une page inaccessible, un GTIN manquant ou incorrect, des frais de livraison absents et une violation des règles Google. Le diagnostic indique le motif exact pour chaque produit.

Combien de temps faut-il pour qu’un produit corrigé soit réapprouvé ?

Le produit est réexaminé au prochain traitement de la source de données. Une demande d’examen manuel prend en général quelques jours ouvrés. Une suspension de compte peut demander plus de temps.

Quelle différence entre une erreur et un avertissement ?

Une erreur bloque la diffusion du produit : il est refusé. Un avertissement laisse le produit en ligne, mais signale une donnée manquante ou de faible qualité qui limite sa visibilité.

Qu’est-ce que Merchant Center Next ?

C’est la nouvelle interface de Merchant Center, devenue la version standard. Les flux y deviennent des sources de données, et Google y ajoute des outils d’IA comme Product Studio.

Merchant Center a-t-il un rôle dans l’AI Mode et ChatGPT ?

Pour Google, oui : les données Merchant Center alimentent le Shopping Graph utilisé dans les AI Overviews et l’AI Mode. ChatGPT ne lit pas votre compte, mais un flux complet et structuré se réutilise pour les programmes marchands d’OpenAI et des autres assistants.

Les attributs conversationnels améliorent-ils le classement Shopping ?

Google ne le documente pas. Ces six champs optionnels (questions et réponses, produits liés, documents PDF, titre de famille, axes de variante, popularité interne) alimentent l’AI Mode, Gemini et le Business Agent. Ils n’ont aucun effet sur l’approbation des produits et s’envoient de préférence dans une source secondaire.

Quelles images Merchant Center refuse-t-il ?

Les images trop petites (moins de 100 × 100 pixels, 250 × 250 pour l’habillement), celles qui portent un texte promotionnel, un filigrane, une bordure ou un logo de distributeur, les images de remplacement et celles qui ne montrent pas le produit vendu. Gardez une image principale sur fond neutre et placez les mises en situation dans lifestyle_image_link.

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