En bref

Le flux Google Shopping est le fichier ou la connexion API qui décrit chaque produit à Google Merchant Center, et il conditionne la diffusion de vos annonces Shopping, de Performance Max et la façon dont les réponses IA de Google présentent votre catalogue. Ce guide détaille les formats, les attributs qui pèsent sur la performance, la méthode d’audit et les trois façons d’optimiser un flux, des règles manuelles à l’IA.

Qu’est-ce qu’un flux Google Shopping ?

Un flux Google Shopping est la liste structurée de vos produits que vous transmettez à Google Merchant Center. Chaque ligne correspond à un produit, chaque colonne à un attribut : identifiant, titre, description, prix, disponibilité, lien vers la page produit, image, marque, GTIN, catégorie. Google lit ces données pour décider quels produits il peut afficher, sur quelles requêtes et sous quelle forme.

Le flux alimente les annonces Shopping, l’inventaire produit de Performance Max, les fiches gratuites de l’onglet Shopping et la manière dont Google présente vos produits dans ses réponses générées par IA. Dans une campagne Shopping, vous ne choisissez pas de mots-clés : Google rapproche la requête de l’internaute des informations de votre flux. Un titre pauvre ou un attribut manquant réduit donc le nombre de requêtes sur lesquelles un produit peut apparaître.

Le flux concerne donc le traffic manager autant que l’équipe technique : il conditionne la pertinence des annonces, le taux de clic et, au bout de la chaîne, le coût de chaque vente. Pour le fonctionnement de la plateforme elle-même (comptes, diagnostics, programmes), notre guide complet de Google Merchant Center complète celui-ci.

Formats et sources de données

Les formats de fichier acceptés

Google Merchant Center accepte plusieurs formats pour un flux sous forme de fichier :

  • Texte délimité (TSV ou .txt) : un tableau avec une ligne d’en-tête reprenant le nom des attributs. Simple à produire depuis un export ERP ou un tableur.
  • XML (RSS 2.0 ou Atom 1.0) : le format le plus courant pour les exports générés par les plateformes e-commerce et les outils de flux, car il gère bien les attributs répétés comme les images additionnelles.
  • Google Sheets : pratique pour un petit catalogue ou un test, peu adapté au-delà de quelques centaines de produits.

Le format compte moins que la régularité : Google considère qu’un produit non mis à jour depuis 30 jours a expiré, et un prix ou un stock désynchronisé avec le site provoque des refus.

Les sources de données dans Merchant Center

L’envoi de fichier se fait par téléchargement manuel, par récupération planifiée à partir d’une URL ou par SFTP. Les intégrations de plateformes (Shopify, WooCommerce, PrestaShop et d’autres) synchronisent le catalogue via une application. Google peut aussi découvrir des produits directement sur votre site à partir des données structurées de vos pages, une option utile pour démarrer mais qui laisse peu de contrôle sur le contenu envoyé.

Content API, Merchant API : l’accès programmatique

Pour les catalogues volumineux ou les prix et stocks qui bougent plusieurs fois par jour, l’API reste la voie la plus fiable. Google a annoncé le remplacement de la Content API for Shopping par la Merchant API, avec une fin de la Content API fixée au 18 août 2026. Toute nouvelle intégration doit donc partir sur la Merchant API, et les intégrations existantes doivent avoir migré.

Les flux supplémentaires

Un flux supplémentaire (ou source de données supplémentaire) ajoute ou remplace des attributs sur des produits qui existent déjà dans le flux principal. La jointure se fait sur l’identifiant id. Un flux supplémentaire ne crée pas de produit : il complète.

C’est l’outil le plus utile pour optimiser sans toucher au flux source. Vous pouvez y pousser des titres réécrits, des custom_label, un product_type plus fin ou des attributs manquants, pendant que l’export de votre site continue de gérer prix et stock. C’est aussi ainsi que fonctionne Feed Enrich, l’outil d’optimisation de flux produits de Dataïads : il publie les données enrichies en flux supplémentaire vers Google Merchant Center, sans intervention sur votre site ni sur votre outil de flux existant.

Les attributs obligatoires et ceux qui pèsent sur la performance

Sans les attributs obligatoires, Google refuse le produit. Pour la performance, certains attributs facultatifs pèsent pourtant davantage que des champs obligatoires déjà remplis par défaut.

AttributStatutEffet principal sur la performance
titleObligatoire (150 caractères max.)Premier signal de correspondance avec la requête, et premier élément lu par l’acheteur
descriptionObligatoire (5 000 caractères max.)Complète le contexte et les cas d’usage, utile au rapprochement sémantique
image_linkObligatoireConditionne le taux de clic. Image refusée = produit refusé
additional_image_linkRecommandé (jusqu’à 10)Plus de contexte visuel, utile aux formats qui affichent plusieurs images
price, sale_price, availabilityObligatoires (sale_price facultatif)Cohérence avec la page produit, sinon refus. Le prix barré peut améliorer le CTR
brandObligatoire pour la plupart des produits neufsCorrespondance avec les requêtes de marque
gtinObligatoire si le fabricant en a attribué unRattache le produit au bon référentiel et aux bonnes requêtes
google_product_categoryFacultatif (attribué automatiquement)Classement dans la taxonomie Google, règles spécifiques par catégorie
product_typeRecommandé (750 caractères max.)Votre propre arborescence : contexte pour Google, segmentation pour vos campagnes
color, size, gender, age_group, materialObligatoires pour l’habillement dans plusieurs pays, recommandés ailleursCaptent les requêtes précises, les plus proches de l’achat
item_group_idObligatoire pour les variantesRegroupe les déclinaisons d’un même produit
product_highlight, product_detailFacultatifsPoints clés et caractéristiques lisibles par Google et par l’acheteur
custom_label_0 à custom_label_4FacultatifsAucun effet sur la diffusion, effet fort sur le pilotage des enchères

Le détail attribut par attribut se trouve dans notre article sur les attributs produits Google Shopping. Trois familles méritent une attention particulière.

Identifiants : GTIN, MPN et marque

Le GTIN (EAN en Europe) permet à Google d’identifier le produit de façon univoque et de le rattacher aux requêtes et aux fiches correspondantes. Pour un produit vendu par plusieurs marchands, son absence pénalise la diffusion. Si le fabricant n’a pas attribué de GTIN, renseignez la marque et le MPN. Si le produit n’a réellement ni l’un ni l’autre (création artisanale, produit sur mesure), l’attribut identifier_exists le signale. Inventer un GTIN ou réutiliser celui d’un autre produit provoque des refus.

Taxonomie : google_product_category et product_type

Google attribue automatiquement une google_product_category si vous ne la renseignez pas, avec des erreurs possibles sur les produits ambigus. Renseignez-la vous-même sur les catégories sensibles (habillement, produits soumis à restriction).

Le product_type reste sous votre contrôle. Une arborescence de trois ou quatre niveaux (« Maison > Cuisine > Ustensiles > Poêles ») donne du contexte à Google et vous permet de structurer vos groupes de produits dans Google Ads.

Custom labels

Les cinq custom_label servent à segmenter le catalogue selon vos critères : marge, saisonnalité, niveau de stock, best-sellers, nouveautés, tranche de prix. Google ne les lit pas pour la diffusion, mais elles déterminent votre capacité à piloter : sans elles, Performance Max traite de la même façon un produit à forte marge et un fin de série. Chaque label accepte 100 caractères et Google limite le nombre de valeurs uniques par label (1 000), d’où l’intérêt de valeurs catégorielles plutôt que d’identifiants.

Optimiser les titres : méthode et exemples avant / après

Le titre est l’attribut qui rapporte le plus quand vous le retravaillez. Google l’utilise pour rapprocher le produit des requêtes, et l’acheteur le lit en premier. L’affichage tronque souvent le titre : les premiers mots doivent porter l’essentiel.

Une structure par catégorie

Il n’existe pas de formule unique, mais une logique : ce que l’acheteur tape dans sa recherche doit apparaître tôt dans le titre. Quelques structures qui fonctionnent :

  • Mode : marque + type de produit + genre + attribut clé (matière, coupe) + couleur + taille
  • Maison : marque + type de produit + matière + dimensions + couleur
  • Pièces auto : marque + type de pièce + compatibilité véhicule + référence

Placez la marque en tête quand elle est recherchée, plus loin quand elle est peu connue et que le type de produit compte davantage pour l’acheteur.

Exemples avant / après

Les exemples ci-dessous sont construits pour illustrer la méthode.

AvantAprès
Veste Neve orangeVeste running 1/4 zip femme Neve Studio, polaire respirante, orange, taille M
Poêle 28Poêle inox Cuisio Pro 28 cm, tous feux dont induction, sans PFAS
Crème visage hydratanteCrème hydratante visage Lumea Aqua, peau sèche, acide hyaluronique, 50 ml
Plaquettes de frein AVPlaquettes de frein avant Brakor, compatibles Peugeot 208 (2019 et après), réf. BK4521

Chaque titre réécrit nomme le type de produit, ajoute les attributs que l’acheteur filtre (genre, taille, contenance, compatibilité) et supprime les abréviations internes. Évitez à l’inverse les titres saturés de mots-clés, les majuscules et les mentions promotionnelles (« Livraison gratuite », « -20 % »), que Google refuse ou ignore.

Images et visuels du flux

Dans un carrousel Shopping comme dans une Catalog Ad sur Meta, l’acheteur voit l’image avant de lire le titre ou le prix. Quand dix produits voisins se ressemblent, elle décide d’une grande partie du clic. Elle conditionne aussi l’éligibilité : une image refusée entraîne le refus du produit.

AttributRôleBonne pratique
image_linkImage principale, la première vue dans ShoppingPackshot net sur fond blanc ou neutre, produit occupant 75 à 90 % du cadre, sans texte ni logo ajouté
additional_image_linkJusqu’à 10 vues complémentairesAngles, détails, produit porté ou en usage, variantes
lifestyle_image_linkJusqu’à 5 images de mise en situation par produit (600 × 600 pixels minimum)Produit dans son contexte d’usage, identique à l’article vendu

Google fixe aujourd’hui des minimums de 100 × 100 pixels (250 × 250 pour l’habillement), relevés à 500 × 500 pixels pour tous les produits à partir du 31 janvier 2027, et recommande 1 500 × 1 500 pixels pour permettre le zoom. Quand vous remplacez une image, changez son URL (un horodatage dans le nom de fichier suffit) pour que Google la recharge plus vite.

Ce que Google refuse

Le texte promotionnel (« -50 % », « Livraison offerte »), le filigrane, le logo de distributeur, la bordure, le collage et l’image générique de remplacement provoquent des refus. La promotion passe par sale_price, pas par le visuel. Pour un produit personnalisable, l’image doit montrer exactement la variante vendue.

Packshot ou mise en situation

Le packshot reste la norme pour l’image principale : il est conforme, lisible en petit format et comparable d’un marchand à l’autre. La mise en situation montre l’échelle, l’usage et l’ambiance, ce qui aide l’acheteur à se projeter en maison, en mode ou en cosmétique. Réservez-la à lifestyle_image_link et additional_image_link, puis comparez sur un segment test, car le format gagnant varie selon la catégorie et le placement. Notre article sur les visuels e-commerce qui convertissent détaille ces leviers côté page produit.

L’image du flux doit aussi montrer ce que l’acheteur trouve après le clic : même couleur, même variante, même conditionnement. Google signale les incohérences entre visuel et fiche produit, et l’acheteur déçu repart. Surveillez les familles regroupées par item_group_id, où une seule photo sert parfois toutes les couleurs.

Recherche visuelle et visuels générés par IA

Avec Google Lens, l’acheteur photographie un produit pour obtenir des résultats Shopping, et ce rapprochement s’appuie sur les données du flux. Depuis avril 2025, AI Mode accepte aussi des questions qui combinent image et texte, grâce à Lens. Des photos nettes, sous plusieurs angles, donnent plus de prise à ces rapprochements.

Un visuel généré par IA a sa place dans le flux s’il reste fidèle au produit. Un décor généré passe ; une couleur, une forme ou un accessoire modifiés trompent l’acheteur. Google attend des métadonnées IPTC sur les images produites par IA, et l’article 50 de l’AI Act impose un marquage lisible par machine des contenus générés. Notre guide images, vidéos et conformité IA dans Merchant Center et notre analyse de l’AI Act appliqué aux visuels e-commerce détaillent ces règles.

Produire des visuels à l’échelle du catalogue

Feed Enrich traite les visuels comme le reste du flux. Ses modèles de vision choisissent l’image principale selon sa conformité et son attractivité, puis génèrent des visuels lifestyle et des images additionnelles à partir de vos photos produit, en gardant le produit fidèle à l’original. Votre équipe valide un aperçu avant publication. Les nouvelles URL partent en flux supplémentaire vers Merchant Center, par segments entiers, sans shooting ni modification du flux source.

Descriptions et attributs secondaires

La description complète le titre avec les usages, les matières, l’entretien, les dimensions et les points de différenciation. Google tient compte de son contenu pour comprendre le produit. Une description recopiée du fabricant, identique chez tous les revendeurs, n’apporte aucun signal distinctif.

Les attributs secondaires (color, material, pattern, product_detail) permettent d’apparaître sur des requêtes longues comme « robe longue lin écru taille 40 », où l’intention d’achat est la plus forte. L’information existe souvent déjà dans la description ou sur la page produit, sans avoir été extraite dans les bons champs.

Attributs conversationnels : préparer le flux pour AI Mode

En mai 2026, au Google Marketing Live, Google a documenté six attributs facultatifs dans Merchant Center, disponibles dans tous les pays. Ils aident AI Mode à répondre à des questions d’achat formulées en langage naturel, là où un titre et une description manquent de matière. Notre guide complet de Google Merchant Center les situe dans la plateforme. Cette partie porte sur la production des données et leur envoi.

Six attributs, six sources dans votre catalogue

AttributContenuOù trouver la donnée
question_and_answerJusqu’à 30 paires question et réponse par produitFAQ des fiches, questions récurrentes du service client et des avis
related_productRelations typées : accessoire, pièce indispensable, substitut, même gammeRègles de cross-sell et nomenclatures du PIM
document_linkJusqu’à 5 PDF publics par produitNotices, guides de montage, fiches techniques
item_group_titleNom de la famille de variantesProduit parent du PIM
variant_optionAxes qui distinguent la varianteAxes de déclinaison du PIM
popularity_rankPercentile de 0 à 100 sur votre inventaireVentes ou commandes, recalculées régulièrement

Les avis et le service client révèlent les questions que se posent vos acheteurs. Les réponses viennent des caractéristiques vérifiées. Google interdit dans les Q&R les prix, dates, promotions, délais, nom de l’entreprise et listes de mots-clés, et limite chaque question et chaque réponse à 1 000 caractères.

En TSV, une paire s’écrit "question":"réponse", et vous pouvez répéter la colonne pour envoyer plusieurs paires :

id	question_and_answer	question_and_answer
BOU-1700	"Quelle est la capacité ?":"1,7 litre, avec jauge visible."	"Combien de temps dure le maintien au chaud ?":"Jusqu’à 15 minutes sur la température choisie."

Préférez le TSV au CSV : questions et relations contiennent beaucoup de virgules et de deux-points.

La règle de non-duplication

Google demande de ne pas recopier dans ces attributs une information déjà présente dans description, product_highlight ou product_detail, ni d’envoyer des Q&R dont le contenu figure déjà dans un PDF de document_link. Répartissez les rôles avant de générer quoi que ce soit : la description présente le produit, les points clés le résument, les Q&R traitent les questions qui restent.

Ce que ces attributs changent

Ils n’ont aucun effet sur l’approbation : une valeur mal formatée rend le champ inutilisable sans refuser le produit. Google ne les présente pas non plus comme un levier de classement dans Shopping ou Performance Max. Leur usage déclaré concerne AI Mode et les expériences conversationnelles. Google recommande de les envoyer en flux supplémentaire joint sur id, à côté du flux principal qui garde prix et stock. La Merchant API accepte aussi ces champs.

Par où commencer

  1. Isolez les 5 à 10 % de produits qui pèsent le plus (trafic, marge, ventes).
  2. Remplissez question_and_answer sur ce segment.
  3. Ajoutez related_product là où le merchandising existe déjà.
  4. Branchez document_link sur l’électroménager, le meuble à monter et le bricolage.
  5. Traitez item_group_title et variant_option sur la mode et l’électronique.
  6. Calculez popularity_rank en dernier, à partir de vos ventes.

Feed Enrich génère les Q&R à partir des fiches, des caractéristiques et des pages produit, puis les publie en flux supplémentaire, sans toucher au prix ni à la disponibilité du flux principal.

Qualité du flux, Shopping, Performance Max et réponses IA

Un flux de meilleure qualité agit sur trois leviers mesurables. La couverture d’abord : plus de produits approuvés et éligibles. La correspondance ensuite : des titres et attributs complets rendent un produit éligible à davantage de requêtes, en particulier les requêtes longues. La pertinence enfin : un produit mieux décrit apparaît sur des requêtes plus proches de son usage, ce qui améliore le taux de clic et limite les clics inutiles.

Performance Max s’appuie sur le flux Merchant Center pour ses formats produit, et vos custom_label déterminent la finesse de vos groupes d’assets. Un flux pauvre limite l’algorithme, quel que soit le budget.

Les réponses générées par IA ajoutent une raison supplémentaire de soigner le flux. Google présente son Shopping Graph comme alimenté notamment par les données Merchant Center, et AI Mode s’appuie sur ces informations pour répondre aux questions d’achat. Des faits précis et structurés (matière, compatibilité, usages, questions fréquentes) rendent un produit plus facile à recommander. Google a d’ailleurs introduit en 2026 des attributs pensés pour ces usages, détaillés dans notre article sur les attributs conversationnels Merchant Center. D’autres assistants, comme ChatGPT, acceptent aussi des flux produits de marchands : le même travail de fond sert plusieurs canaux.

Un meilleur flux augmente les chances d’être affiché et cliqué sur les bonnes requêtes. Le ROAS dépend aussi des prix, des enchères, de la page produit et de la concurrence. Mesurez l’effet sur un segment test avant de conclure.

Auditer un flux Google Shopping en cinq étapes

Un audit utile croise trois sources : les diagnostics Merchant Center, le contenu du flux lui-même et la performance produit dans Google Ads.

  1. Mesurer la couverture. Dans Merchant Center, relevez la part de produits approuvés, limités et refusés. Classez les problèmes par nombre de produits touchés, puis par poids commercial : un avertissement sur vos 200 best-sellers passe avant une erreur sur 2 000 produits sans ventes.
  2. Calculer le taux de remplissage. Pour chaque attribut obligatoire et à fort impact, calculez le pourcentage de produits renseignés, catégorie par catégorie. Un GTIN rempli à 60 % ou une couleur absente sur la moitié du rayon mode se repèrent immédiatement.
  3. Évaluer les titres. Longueur, présence de la marque et du type de produit dans les premiers mots, attributs différenciants, doublons entre variantes. Un échantillon de 50 titres par catégorie suffit à voir les schémas.
  4. Croiser avec Google Ads. Joignez la performance par produit au flux. Les produits sans impressions révèlent souvent un problème de données. Ceux qui dépensent sans convertir posent parfois une question de pertinence du titre.
  5. Prioriser. Corrigez d’abord ce qui bloque la diffusion, puis enrichissez les catégories à plus forte valeur. Notre article sur les erreurs de flux Shopping qui font grimper vos coûts liste les cas les plus fréquents et leur correction.

Sur un grand catalogue, Feed Enrich automatise cet audit : l’outil note le flux sur une quarantaine de critères (conformité, complétude, qualité du contenu, visuels, prix, variantes, dimension conversationnelle) et classe les corrections par impact.

Manuel, règles ou IA : trois façons d’optimiser

L’optimisation manuelle convient à quelques centaines de produits ou aux best-sellers d’un grand catalogue. Elle offre le meilleur contrôle éditorial et ne tient pas la cadence des nouveautés.

Les règles sont le cœur des outils de gestion de flux : concaténer marque, type et couleur dans le titre, remplir un custom_label selon la marge, corriger un format de prix. Elles sont rapides, reproductibles et gratuites à exécuter. Leur limite apparaît quand l’information n’existe dans aucun champ : une règle ne peut pas ajouter une matière que la source ne contient pas.

L’IA prend le relais à cet endroit. Un modèle peut lire la description, la page produit ou les images pour extraire des attributs manquants, réécrire un titre selon la structure de la catégorie ou rédiger des points clés. Elle demande un cadre : des consignes par catégorie, des contrôles de cohérence et une validation par votre équipe sur des échantillons avant déploiement.

Les trois approches se combinent. Dans Feed Enrich, les transformations déterministes s’exécutent par formule, sans coût IA, et l’IA générative n’intervient que là où elle apporte une information nouvelle. La performance Google Ads jointe au flux permet de traiter en premier les produits qui comptent. Si vous comparez les approches, notre article sur les flux produits qui restent invisibles détaille les écarts entre syndication et optimisation.

Flux multi-pays : ce qui change

Vendre dans plusieurs pays multiplie les points de vigilance. Chaque marché attend la langue locale, la devise locale et des frais de port propres. Les titres traduits mot à mot passent à côté des termes que les acheteurs tapent réellement : « sweat à capuche » en France, « sudadera con capucha » en Espagne, mais aussi des différences de vocabulaire entre pays partageant la même langue.

Les tailles (size_system), les unités de mesure et les mentions réglementaires varient aussi d’un marché à l’autre. La bonne pratique consiste à garder un flux source unique et à produire par marché les attributs qui changent, souvent via des flux supplémentaires. Notre article sur l’optimisation des flux multi-pays détaille l’organisation à prévoir.

Checklist du flux Google Shopping

Conformité

  • Prix, devise et disponibilité identiques sur le flux et la page produit
  • Mise à jour au moins quotidienne, plus fréquente pour les stocks volatils
  • GTIN valides et uniques, marque renseignée, identifier_exists seulement quand il le faut
  • Images conformes, sans texte promotionnel ni filigrane

Correspondance

  • Titres structurés par catégorie, type de produit et attributs clés dans les premiers mots
  • Descriptions propres à votre site, avec usages et caractéristiques
  • color, size, material, gender, age_group remplis sur les catégories concernées
  • product_type sur trois ou quatre niveaux, google_product_category vérifiée sur les catégories sensibles

Pilotage

  • custom_label alimentées par la marge, la saisonnalité, le stock et la performance
  • Variantes regroupées par item_group_id
  • Optimisations publiées en flux supplémentaire pour préserver le flux source
  • Segment test et segment témoin définis avant chaque vague d’optimisation

Réponses IA

  • Points clés et caractéristiques renseignés (product_highlight, product_detail)
  • Attributs conversationnels évalués sur les catégories prioritaires

Pour savoir où se situe votre flux sur chacun de ces points, demandez l’audit de flux offert de Dataïads : vous recevez un score chiffré et un plan de corrections priorisé.

FAQ

Qu’est-ce qu’un flux Google Shopping ?

C’est le fichier ou la connexion API qui transmet à Google Merchant Center la liste de vos produits et leurs attributs (titre, prix, disponibilité, image, GTIN, catégorie). Google l’utilise pour diffuser vos annonces Shopping, l’inventaire produit de Performance Max et vos fiches gratuites.

Comment créer un flux Google Shopping ?

Créez un compte Merchant Center, puis ajoutez une source de données : fichier (TSV, XML ou Google Sheets), intégration de votre plateforme e-commerce ou API. Renseignez les attributs obligatoires, vérifiez les diagnostics, puis enrichissez titres et attributs.

Quelle différence entre flux principal et flux supplémentaire ?

Le flux principal crée les produits dans Merchant Center. Le flux supplémentaire ajoute ou remplace des attributs sur des produits existants, en se joignant sur l’identifiant. Il sert à optimiser titres, labels ou attributs sans modifier l’export de votre site.

À quelle fréquence mettre à jour le flux ?

Google considère qu’un produit non mis à jour depuis 30 jours a expiré. En pratique, une mise à jour quotidienne est un minimum, et les prix ou stocks qui changent dans la journée justifient une connexion par API.

Quelles images envoyer dans un flux Google Shopping ?

Une image principale conforme dans image_link (packshot net, fond neutre, sans texte promotionnel, filigrane ni bordure), jusqu’à 10 vues complémentaires dans additional_image_link et jusqu’à 5 mises en situation dans lifestyle_image_link. Les visuels générés par IA sont acceptés s’ils restent fidèles au produit vendu.

Faut-il un outil de gestion de flux ou un outil d’optimisation ?

Un outil de gestion de flux diffuse le catalogue vers plusieurs canaux à l’aide de règles. Un outil d’optimisation enrichit le contenu du flux pour améliorer la performance. Les deux se combinent : Feed Enrich se branche en flux supplémentaire, à côté de votre outil de flux existant.

Le flux Google Shopping compte-t-il pour AI Mode ?

Google indique que son Shopping Graph s’appuie notamment sur les données Merchant Center, et AI Mode utilise ces informations pour répondre aux questions d’achat. Des attributs précis et complets rendent vos produits plus faciles à comprendre et à recommander.

Faut-il remplir les attributs conversationnels de Merchant Center ?

Ces six attributs sont facultatifs et sans effet sur l’approbation des produits. Ils aident AI Mode à répondre aux questions d’achat. Commencez par question_and_answer sur vos produits prioritaires, envoyé en flux supplémentaire, sans reprendre ce que disent déjà la description et les points clés.

← Blog Audit de feed offert